Ça nous fait quoi Le Made by Franck ?
Je ne vais pas parler d’art ou d’esthétique. Je vais vous parler de neurosciences et de philosophie pour tenter de vous expliquer en quoi pour moi les créations de Franck sont uniques.
Dans le texte d’intro à cette expo, j’ai écrit que ces créations m’avaient séduites comme l’avait fait il y a longtemps le livre du philosophe Vladémir Jankelevitch intitulé « le je-ne-sais-quoi » et « le presque-rien ». Ces deux notions m’ont accompagné pendant 40 ans pour m’aider à ne pas prendre trop au sérieux mon travail passé d’économiste dans les domaines scientifiques et technologiques.
Pour tenter de saisir ce qu’est pour moi le Made by Franck, je ne sais pas faire autrement que de passer par des connaissances scientifiques et vous m’en excuserez.
Pour commencer, un constat basique. C’est notre cerveau qui nous permet d’apprécier ou non ce qu’expose une galerie d’arts ou un poissonnier ou un marchand de chaussures.
Or, deuxième constat, cette fois scientifique : notre cerveau est fainéant. C’est une réalité très documentée en neuroscience et sciences cognitives. Le cerveau cherche en permanence à économiser de l’énergie et à minimiser l’effort qu’il doit faire pour réfléchir et agir. Notre cerveau optimise en permanence ses efforts car il pèse seulement 2% de notre corps mais consomme plus 20 % de son énergie totale.
Bref, le cerveau a tout intérêt à réduire les traitements inutiles, à automatiser ses tâches et à éviter tout traitement intensif gaspilleur d’énergie. Il cherche en permanence des raccourcis, c’est-à-dire des règles simples, des habitudes, des schémas prêt-pensés, des préjugés et des recettes déjà éprouvées pour interagir avec l’environnement. Cela lui permet d’agir vite sans trop dépenser d’énergie. Plus ça se répète par habitude, plus il peut se reposer car les tâches deviennent alors inconscientes et réflexes (marcher, courir, conduire, faire comme le voisin, reprendre les mêmes opinions, …)
Toutes les expériences en psychologie cognitive montrent que nous avons tendance à fuir les tâches mentales difficiles, à moins qu’une forte motivation nous pousse à les accomplir. Daniel Kahneman, prix Nobel d’économie en 2002, a popularisé cette idée avec ses deux systèmes de pensée :
Un Système n° 1, rapide, intuitif, automatique, toujours préféré par défaut.
Un Système n°2 : lent, rationnel, analytique qui n’est mobilisé qu’en cas de nécessité.
Cette « paresse » du cerveau conduit très fréquemment à :
- Des erreurs systématiques dans nos jugements qu’on appelle des biais cognitifs.
- Une résistance au changement et une préférence pour ce qu’on connaît. C’est le biais du statu quo.
- Une sous-estimation de notre ignorance. C’est l’effet Dunning-Kruger dit de l’illusion de savoir. On croit savoir…
Le grand défi, notamment en vieillissant, est de déjouer cette tendance pour ne pas tomber dans les pièges de la facilité mentale, dans le rabâchage.
Pour s’optimiser le cerveau fait fonctionner des mécanismes de reconnaissance c’est-à-dire des mécanismes cérébraux permettant d’identifier et de se souvenir d’un objet, d’un visage, d’une voix, d’un mot, d’une situation déjà rencontrée, d’une impression déjà vécue, mais aussi d’une analyse, d’une théorie, d’un dogme, d’un article, d’un concept, d’une opinion déjà fait sienne.
Ce sont ces mécanismes de reconnaissance que nous mettons en route quand on en franchit la porte d’un musée ou d’une galerie ou d’une salle de spectacle ou d’un supermarché. Plusieurs types de reconnaissance se mettent en branle : visuelle, auditive, mémorielle familière, remémorative (« recollection »)
Ces phénomènes de reconnaissance peuvent être automatique ou conscient, affectif ou neutre, précis ou flou. De façon globale, ils sont essentiels à notre rapport au monde, à autrui et à nous-mêmes.
Les phénomènes de reconnaissance se nourrissent de la plus ou moins grande fainéantise du cerveau et réciproquement. Par défaut, les deux concourent à mobiliser en premier le plus largement possible nos prêt-à-penser, nos pressentis et nos préjugés. Depuis belle lurette, cela fait les choux-gras des propagandistes de toute nature et, aujourd’hui, des publicitaires et des médias.
Sur la base de multiples expériences, des théories récentes comme celle du neuroscientifique britannique Anil Seth, professeur en sciences cognitives et informatique de l’université du Sussex, co-directeur du programme Cerveau, esprit et conscience du CIFAR (Canadian Institut for Advanced Research) vont plus loin.
Elles avancent qu’il existe un mécanisme commun dans le cerveau qui sous-tend à la fois l’expérience perceptive du monde qui nous entoure et l’expérience émotionnelle qui fait partie du soi.
Ce mécanisme commun est rendu par l’idée que le cerveau humain serait un moteur de prédiction qui détermine nos perceptions du monde et de soi.
L’idée est que le contenu de ce que nous percevons provient non pas des signaux sensoriels entrant qui parviennent au cerveau de l’extérieur, mais qu’il est plutôt construit à partir de signaux sortants qui transmettent les prédictions du cerveau.
Ainsi notre conscience serait une suite d’hallucinations contrôlées composées de prédictions, de pronostics, de présages, de pressentis, générés par le cerveau.
Le cerveau anticiperait ce que nous allons percevoir et ajusterait ses prédictions à partir des signaux sensoriels perçus. Notre expérience consciente du réel serait donc une construction interne du cerveau, façonnée par ses attentes, et seulement corrigée ensuite par la réalité extérieure.
Anil Seth et ses collègues s’appuient sur la théorie du cerveau bayésien, qui suggère que le cerveau fonctionne en permanence en comparant des prédictions à des données sensorielles, et en ajustant ses modèles internes.
Selon la théorie du cerveau bayésien, le cerveau utilise des croyances définies comme des estimations de probabilité pour traiter les informations sensorielles et décider les actions à réaliser comme regarder, écouter, parler, communiquer, bouger, etc, etc…
Le cerveau serait donc une sorte de « moteur d’inférences » (déduction), cherchant à minimiser les erreurs de prédiction. Cela s’appliquerait à toutes les perceptions, autant à la perception du monde qu’à celle du corps et du soi.
Le théorème de Thomas Bayes, mathématicien britannique du milieu du XVIIIe, est la pierre angulaire du fonctionnement des intelligences artificielles d’aujourd’hui qui ne sont que des modèles statistiques reposant sur des masses de données et des puissances phénoménales de calculs.
Anil Seth et ses collègues soutiennent que la conscience de soi est aussi une construction biologique au sein de laquelle le cerveau construit un modèle prédictif de l’état physique et psychologique du corps.
La conscience ne serait donc pas quelque chose de magique mais un processus explicable scientifiquement.
Ces théories scientifiques neurologiques, cognitives et computationnelles nous apprennent cependant aussi que les expériences subjectives que l’on appelle les qualia en philosophie de la conscience ne se réduisent pas à des faits physiques.
Pourquoi ? parce que ces expériences subjectives sont enracinées, dans les processus biologiques fondamentaux du vivant, à savoir dans la reproduction, le métabolisme, l’organisation et l’homéostasie.
Et c’est là où l’on passe du cerveau statisticien et fainéant à la philosophie et à l’art.
Ce qui résiste au ronronnement sécuritaire de notre moteur cérébral de prédiction probabiliste, de notre conscience automatisée, ce sont les qualia. C’est quoi les qualia ?
Les qualia peuvent être définies comme les qualités subjectives d’une sensation ou d’une expérience consciente. Le terme « qualia » est utilisé en philosophie et en sciences cognitives pour désigner les aspects qualitatifs de l’expérience consciente.
Les qualia sont intrinsèquement subjectifs. Ils représentent la manière dont les choses nous apparaissent dans notre expérience personnelle. Par exemple, la façon dont on perçoit la couleur rouge peut être différente de la façon dont quelqu’un d’autre la perçoit, même si on utilise le même mot ou les mêmes définitions scientifiques pour la décrire.
Ici, il ne s’agit pas seulement du rouge mais des créations de Franck et il s’agit de savoir ce qu’elles nous font sur le plan subjectif…
Les qualia incluent les qualités sensorielles des expériences, comme la douceur d’un tissu, l’amertume d’un café, la chaleur du soleil, ou le son d’une musique. Ces qualités sont ce qui donne à nos expériences leur caractère distinctif et singulier.
Les qualia sont liés à l’expérience consciente. Ils sont ce que nous vivons directement et personnellement. Par exemple, les douleurs d’une brûlure ou d’une fracture ont aussi des qualia parce qu’elles sont chacune dans leur différence une expérience consciente et subjective individuelle non partageable.
Les qualia sont considérées comme ineffables et incommunicables dans le sens où il est difficile, voire impossible, de transmettre exactement ce que l’on ressent à quelqu’un d’autre.
Par exemple, on peut décrire la saveur d’un fruit à quelqu’un qui ne l’a jamais goûté, mais cette personne ne pourra pas vraiment savoir ce que c’est que de goûter ce fruit tant qu’elle ne l’aura pas expérimenté elle-même.
Cela permet ici au passage de poser ici l’hypothèse que l’art, qui se dit Teckné en grec, pourrait être la technique visant à rendre possible la communication de qualia entre humains.
Les qualia sont considérés par les philosophes contemporains travaillant sur les neurosciences (Nagel, Dennet, Searles, Putnam, Churchland) comme ce qui résiste définitivement à une explication rationnelle et scientifique de nos expériences conscientes…
Les discussions autour des qualia sont au cœur de la philosophie analytique contemporaine. Elles en constituent un pan très riche et très dynamique car en pleine interaction avec les neurosciences, les sciences cognitives et l’intelligence artificielle.
Mais quid du Made by Franck et des qualia ?
Pour moi, les créations de Franck viennent, avec bienveillance et humour, chatouiller et titiller nos qualia…
Comme les qualia, les créations de Franck ne sont pas définissables par les mots. Elles laissent le cerveau pantois, en panne de références précises, en panne de prédictions, de déjà-vu et déjà connu.
C’est quoi, ce truc que je regarde, ce bazar-là, ces formes sans utilité évidente, ces fragilités vouées à la destruction du temps ? Notre cerveau n’a pas de références toute faites disponibles et le Made by Franck échappe aux définitions et n’est jamais là où le cerveau pourrait l’attendre.
Notre moteur cérébral de prédictions probabiliste, c’est-à-dire notre conscience , a des ratés ou cale quand il essaie de les empaqueter par du concept et par des connaissances digérées dans sa mémoire.
Par exemple, ceux ou celles qui veulent montrer qu’ils s’y connaissent vont utiliser le concept de déconstructivisme, c’est-à-dire de remise en question des idées reçues sur la forme et l’ordre. Ils vont parler de ce qu’ils ont retenu en architecture à ce sujet, à savoir de perturbation esthétique ou plastique de notre pensée par l’incertitude, l’imprévisibilité, la provocation, la non-fonctionnalité….
Mais leur discours semble à côté de la plaque. Ce n’est pas parce que Gehry et Reinhardt ont le même prénom Franck qu’ils font la même chose…
D’autres vont parler d’art brut parce n’ayant jamais rien vu de tel, ils supposent que ces créations peuvent être le fait d’une personne n’ayant aucune culture artistique traditionnelle. Bien sûr, ils se trompent. C’est l’inverse. L’inverse exactement.
Prof d’arts plastiques Franck lui-même n’arrive pas à se refaire. Lui va parler de courants de pensée littéraire ou artistique comme la pataphysique, Fluxus ou le dadaïsme pour tenter d’expliquer ce qu’il fait.
Science des solutions imaginaires selon son inventeur Alfred Jarry, la pataphysique est à la métaphysique ce que la métaphysique est à la physique, bref un must en matière de poil à gratter le cerveau qui a pour objectif de décrire les phénomènes du monde sous un regard particulier, en décalage avec la vision traditionnelle.
Le groupe Fluxus, fondé sur l’héritage du groupe Dada, de Marcel Duchamp, d’Allan Kaprow et de John Cage, prône le non-art ou l’anti-art, et l’abolition de la frontière élitiste entre l’art et la vie et entre les différents champs artistiques.
Le Dadaïsme, né en réaction à l’absurdité de la première guerre mondiale, est lui une façon de penser l’art et la vie. Les artistes dadaïstes se regroupe sur l’envie de rompre avec la tradition et de renverser tous les codes et les conventions du monde de l’art de l’époque et sont annonciateurs du surréalisme.
Facétieux, Franck lui-même brouille les codes et les pistes. Il fait un pied-de-nez à notre cerveau en disant se référer à un courant artistique hybride qu’il a inventé : Pataflux et Polydada.
C’est sans doute sa façon à lui, en nous désorientant, de ne pas trop se perdre lui-même en route…
Que reste-t-il à notre cerveau interloqué et aphasique pour s’y retrouver face au Made by Franck ?
Je dirais « presque rien » si ce n’est un étonnement qui nous sourit de l’intérieur. Un sourire et une surprise que justement le cerveau, notre conscience, ne pouvait ni prévoir ni imaginer
Il nous reste l’impression joyeuse de percevoir – ou plutôt d’intercepter- un quelque chose d’inédit, de fugace, d’inexprimable qui vient de loin – sans doute pour une part des premiers émerveillements de l’enfant- et qui s’illumine dans l’instant du regard pour nous signaler qu’à ce moment-là, là maintenant, on a la sensation intense et douce du vécu et de vivre.
Surpris de se sentir complice de ce que le Made by Franck suggère et installe dans l’espace, on sourit intérieurement à la vie, on la salue et même on la remercie pour ce drôle de cadeau impromptu…
Personnellement j’ai été heureux que mon cerveau à moi rapproche le Made by Franck du philosophe Vladimir Jankélévitch. Sans cela nous ne serions peut-être pas là.
C’est parce que Franck installe du « je-ne-sais-quoi » et « du-presque-rien » dans l’espace et qu’il y pose ou y suspend des qualia que nous sommes là.
Le « Je ne sais quoi » chez Jankélévitch c’est comme les qualia en philosophie analytique, c’est l’indéfinissable, ce qui échappe aux mots mais qui donne tout son sens, tout son sel, à une sensation, à une expérience subjective en conscience — notamment dans les domaines de l’art, en musique, en amour, en morale ou dans la vie elle-même.
C’est quelque chose qu’on ressent mais qu’on ne peut pas définir. C’est une qualité impalpable, ineffable, subtile, déterminante qui fait que l’on est ému par une œuvre, un visage, un moment.
C’est une qualité subjective qui échappe à l’analyse rationnelle ou technique.
Le « je ne sais quoi » est l’âme d’une chose, son quale, ce qui donne vie et profondeur à ce qui serait autrement plat ou vide.
Le « je-ne-sais-quoi » désigne la valeur d’un charme ressenti intensément sur le moment et qui s’inscrit dans le temps.
Le « presque rien » chez Jankélévitch renvoie lui à l’infime, à une nuance très très fine, à ce qui est à peine perceptible mais décisif. Il s’agit d’un changement minuscule, d’un infime écart, d’une différence mais qui transforme totalement l’expérience vécue.
En musique, une légère variation de tempo ou d’intonation peut changer l’émotion ressentie et la sensation de l’écoute.
Le « presque rien » est ce petit supplément qui fait toute la différence, sans qu’on puisse vraiment le mesurer. Il désigne ces nuances minuscules, imperceptibles qui transforment un moment, une émotion, un geste en une sensation singulière profonde.
C’est ce qui échappe à la mesure, mais qui change tout : un léger tremblement dans la voix, une inflexion dans un regard, un détail qui bouleverse.
Le sens profond d’une expérience sensible, d’une sensation, se joue parfois dans ce qui n’est presque rien, mais pas du tout rien du tout.
Jankélévitch s’oppose à une vision rationaliste ou scientifique qui voudrait tout expliquer, tout classifier, tout ordonner, tout réduire à des équations, des règles, des algorithmes ou simplement des mots. Il montre qu’il existe des vérités sensibles, intimes, immédiates, des vécus singuliers irréductibles qu’on ne peut pas capturer avec des concepts, que l’on ne peut pas encager avec des préceptes. Pour moi, le Made by Franck signifie la même chose.
Chez Jankélévitch, le « je ne sais quoi » et le « presque rien » désigne l’indicible dans l’expérience humaine, ce mystère discret qui habite les choses profondes de la vie : la beauté, l’amour, la musique, la bonté. Ce sont des réalités fugitives ressenties qui montrent que la vie échappe toujours aux grandes définitions, aux théories, aux discours, aux dogmes, aux conformismes….
Chez Jankélévitch, l’expérience subjective est irréductible. Il insiste sur l’éphémère, le moment propice, le temps qui n’est pas mesurable mais vécu. Il ne cherche pas à expliquer comment fonctionne la conscience, mais en évoque le mystère existentiel. De même, le Made by Franck ne se revendique pas comme art, il en fait vivre la présence.
Jankélévitch cherche à parcourir l’existence plutôt que de se contenter d’en donner un modèle abstrait. Il s’agit d’une philosophie de l’existence qui s’oppose aux représentations toutes faites et rassurantes que nous propose sans cesse notre cerveau économe, fainéant, moutonnier, précautionneux, rationnalisateur et conformiste.
Avec ses fragilités assumées, ses couleurs primaires et layettes, ses déséquilibres et ses pirouettes architecturales le Made by Franck fait de même.
Ainsi, pour moi, le Made by Franck, est une entreprise de fabrication de ces « presque rien » et de ces « je-ne-sais-quoi », de ces qualia, qui sont au cœur de ce qui fait la beauté et l’intérêt de l’existence humaine .
Ce point de vue n’est pas esthétique ou artistique mais celui de l’économiste des sciences et des technologies du passé qui s’intéressait non pas à l’histoire ou au marché de l’art, mais à l’art comme moyen d’accès à la connaissance au coté de la science et de la transe entendue comme étant un état modifié de conscience.
Et je vais finir par ça, par la transe comme moyen d’accès à la connaissance au côté de la science et l’art …
Les états de transes sont induits par divers moyens, tels que la méditation, l’hypnose, la danse, la musique, des perturbations cérébrales notamment consécutives à des traumatismes ou encore l’utilisation de substances psychoactives dans le cadre de pratiques rituelles et spirituelles dans différentes cultures à travers le monde.
Ces états de transe sont maintenant aussi étudiés dans le cadre scientifique en termes de processus neuro-psychologiques et de capacité à fournir un accès aux connaissances d’essence subjective.
Cela est d’autant plus justifié que l’on sait maintenant en neurosciences que notre cerveau fabrique sans cesse lui-même dans son état normal des croyances dans un but statistique pour constituer sa conscience du monde et de son identité propre, de son moi singulier.
Je finis sur cela car c’est peut-être aussi pour cette raison que Franck nous invite le 21 pour la fête de la musique, à un concert de musique improvisée par lui et ses amis, la chanteuse Anita Glodek et Tristan Macé le bandoléoniste. Franck dit qu’il est un plastusicien et crée avec la musique
C’est sans doute pour nous offrir, par d’éventuels moments de transe musicale, un petit accès à l’univers de ses qualia, de ses petits riens qui, surtout, ne sont pas rien du tout du tout …
Espace QJP Arts, juin 2025